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Une exposition
inédite
Vincent L’Herrou,
commissaire de l’exposition «
Kakiemon, une Europe sous l’influence du Japon
à travers la porcelaine du XVIIème et
XVIIIème siècles » réunit
du 5 décembre au 10 février deux étonnantes
collections de porcelaines inconnues du grand public.
L’une est composée de porcelaines japonaises,
l’autre de pièces des grandes manufactures
européennes influencées par le style
japonais Kakiemon.
Assiettes, vases, figurines, ou verseuses
à saké, au total plus de 200
pièces des styles kakiemon,
Arita, Imari et de leurs émules occidentales
illustrent avec éloquence l’influence
du style Japonais Kakiemon dans les arts décoratifs
en Europe aux XVII et XVIIIème siècles.
L’apparition du style
Kakiemon
Les porcelaines Kakiemon sont fabriquées
au Japon à partir de la deuxième moitié
du XVIIème siècle pour l’Empereur
et le Shôgun. En Occident, elles sont
destinées à l’élite des
collectionneurs ; les princes et souverains.
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« Kakiemon » désigne
aussi bien un style spécifique que le nom d’une
célèbre dynastie de potiers japonais
fondée au XVIIème siècle. La
période la plus appréciée de
cette production se situe aux alentours des années
1660-1700, période durant
lequel elle utilise une technique d’émaux
polychromes.
Traités dans une palette de couleurs claires,
ces émaux polychromes sont à motifs
naturalistes, sobres et élégants.
Le style Kakiemon a influencé
les manufactures européennes
C’est grâce aux Hollandais
qui ont aux XVII et XVIIIème siècles
le monopole du commerce avec le Japon, que
le style Kakiemon se répand avec succès
en Europe.
Deux collections de toute beauté réunissent
des chefs d’oeuvres de cette époque :
l’ancienne collection d’Auguste
le Fort (électeur de Saxe et roi de
Pologne) que l’on peut admirer au Palais
de Dresde et celle du Prince de Condé
au Château de Chantilly.
Par la suite, ce style est fréquemment copié,
on parle alors de pièces de «
style Kakiemon ».
Meissen, Saint Cloud, Chantilly, Chealsey
sont les principales manufactures à s’en
inspirer.
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